George Sand,
Adriani
(1854)
“ Elle m’aimera, se dit d’Argères, si elle peut encore aimer ; car je l’aime, et, par là, je la mérite. Si elle m’aime, elle croira en moi, elle m’appartiendra. Dès ce moment, il fut calme. Laure n’avait peut-être pas senti son étreinte, mais elle l’avait remarquée et ne l’avait pas repoussée. Elle était à lui, sinon par l’amour, au moins par l’amitié, puisqu’elle avait foi en lui. Étrangère aux alarmes d’une fausse pudeur, défendue de tout danger auprès d’un homme de bien par la vraie pudeur de l’âme, elle acceptait son intérêt et ses consolations sans les avoir provoqués volontairement. ”
