Résumé

Portrait de René-Jean René-Jean La galerie Campana et les musées français (1907)

Le reste de la galerie, soit 322 tableaux, fut réparti entre les musées de province.
Quand on parle du démembrement des collections Campana, il faut distinguer. Parle-t-on des antiques, ou des peintures? Campana, comme tous ceux qui ont fait faire de longues fouilles dans des nécropoles, possédait une masse énorme d'antiquités insignifiantes : urnes cinéraires, poteries par myriades, assurément étrusques ou grecques, mais sans intérêt pour un musée comme le Louvre; s'il eût fallu les y exposer, elles auraient coûté en frais de vitrines beaucoup plus qu'elles ne valaient.
Source : Gallica

Portrait de René-Jean René-Jean La galerie Campana et les musées français (1907)

Le Diable vient d'apparaître, il tire l'enfant par le bras; mais la mère, agenouillée, a imploré la Vierge Secourable. Le ciel s'ouvre, la Madone, entourée de chérubins, apparaît à mi-corps, dans la gloire. Elle lève la massue contre le Diable, qui recule et lâche prise, en crachant sa rage. Ce tableau n'est pas signé, mais on y reconnaît évidemment le style si caractéristique du peintre ombrien Niccolô Alunno.
Source : Gallica

Portrait de René-Jean René-Jean La galerie Campana et les musées français (1907)

Aux Triomphes de saint Thomas dont les fils de saint Dominique, orgueilleusement, ornaient leurs églises, les Augustins d'un couvent d'Italie eurent l'idée d'opposer un Triomphe de saint Augustin calqué sur les Triomphes de saint Thomas : l'histoire des ordres religieux est pleine de ces rivalités et de ces larcins. Ce qui est amusant, c'est l'anachronisme du tableau augustin : saint Thomas, qui vécut au XIII" siècle, pouvait être représenté foulant aux pieds Averroès, qui mourut vers l'an 1200; mais saint Augustin? Le Moyen-Age, il est vrai, n'avait pas peur de l'anachronisme.
Source : Gallica

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