Averroès

Définition et enjeux

Portrait de Collin de Plancy Collin de Plancy Dictionnaire infernal

Averroès, médecin arabe et le plus grand philosophe de sa nation, né à Cordoue dans le douzième siècle. Il s’acquit une si belle réputation de justice, de vertu, et de sagesse, que le roi de Maroc le fit jugé de toute la Mauritanie. Il traduisit Aristote en arabe, et composa plusieurs ouvrages sur la philosophie et la médecine. Quelques démonographes ont voulu le mettre au nombre des magiciens et lui donner un démon familier. Malheureusement, Averroès était un épicurien, mahométan pour la forme, et ne croyait pas à l’existence des démons [1] .
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Michel de Cubières-Palmézeaux Lettres sur l'Espagne, ou Essai sur les moeurs… (1810)

Ce furent ceuxci qui prêtèrent au philosophe grec des opinions il n'eût jamais. Averroës qui, dans ces siècles ohscurs, fut regardé comme le meilleur commutateur d'Aristote, enchérit encore sur les écarts de ses prédécesseurs. Il établit des formes prises de la matière, quoiqu'en étant distinctes.
En lisant Averroës , on voit un homme d'un esprit vif, appliqué, mais hardi. Sa profession de médecin le mettait en état d'approfondir la
connaissance de la nature.
Source : Gallica

Portrait de René-Jean René-Jean La galerie Campana et les musées français (1907)

Le Moyen-Age, sous l'influence du fameux docteur dominicain, avait mis à part dans l'œuvre d'Aristote toutes les propositions qui paraissaient dangereuses : celles-là, on les attribuait à Averroès, au com-
1. Migne, Patrologie latine, XXXII, col. 1377 et 1449.
2. Alinari, n° 8862.
3. Lafenestre et Richtenberger, Le Louvre, p. 73.
h. Renan, Averroès et l'averroïsme, II, 2, Sxvi: « Du rôle d'Averroès dans la peinture italienne du Moyen-Age ». — Cf. Jameson, Lcgends of the monastic orders, p. 377.
Source : Gallica

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