Béroalde de Verville

Résumé

Béroalde de Verville Le moyen de parvenir, tome 1/3

Chouses à travailler naturellement; chouses à chouser; chouses que les femmes portent, sans les laisser à la maison: je ne saurois mieux dire, si je ne les nommois pas la tête du consistoire. Or, ces trois chouses sont, l'armé, le trop hanté, le pauvre. Gardez-vous du con armé, de peur d'être tué, en faisant le péché mortel. Je vous assure qu'il n'y a point de plaisir à l'être, non plus qu'à se faire pendre, quand on ne l'a pas accoutumé. D'un trop hanté, crainte d'avoir occasions judiciaires.
Source : Gutenberg

Béroalde de Verville Le moyen de parvenir, tome 1/3

Boire du vin, c'est être bon catholique. Y mettre trop d'eau, est se sentir de l'hérésie. Ne boire que de l'eau & avoir le vin en haine, est pure hérésie noyable, approchant de l'athéisme. N'en parlons plus. Mais vous, messieurs, qui avez femmes belles & friandes ou belles amies, defiez-vous de ces buveurs d'eau, & de ces gens qui ont la queue si longue, sous laquelle en liberté pend l'outil à faire la pauvreté.
Source : Gutenberg

Béroalde de Verville Le moyen de parvenir, tome 1/3

Un valet, trémoussant comme les autres, en mettoit sa part de plaisir à dix écus. Et n'y eut celui des maîtres, qui ne parlât de cent ou cent-cinquante écus; qui plus, qui moins, selon que la langue alloit après les yeux, spirituellement léchant le marbre de ce spectacle, sur lequel la parole fourchoit après l'esprit, lequel attachoit à cette beauté son imagination, avec cent mille spécieuses images. Chacun des regardans avança sa goulée, & proféra la somme du prix des délices qu'il avoit imaginées. Les cerises remises au panier, la belle revint vers les fenêtres reprendre sa chemise.
Source : Gutenberg

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