Marcel Arnac

Résumé

Marcel Arnac Le Brelan de joie

Ils avisent un bonhomme qui ambule tout de travers.
Le meunier va à lui et plein d’espoir lui demande :
— Où boit-on de ce côté ?
— ...
— Quoi, ne viens-tu pas de boire ?
— ...
— Tu as bu tout près d’ici ?
— ...
— Tu sors de boire, pour être ivre si matin ?
— Pardon ! répond le bonhomme... C’est d’hier soir !
Nos trois gaillards de rire toujours. Mais rire sans boire, n’est pas rire ; comme boire sans rire n’est pas boire. Ils avisent une gloriette.
— Entrons ! dit Mâchepoule.
— N’entrons pas ! dit Vrille.
— Pourquoi ? dit Maître Adam.
— Parce que je suis un âne ! dit Vrille.
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Marcel Arnac Le Brelan de joie

S’en faut de peu, dit Mâchepoule, que je galope sur mes terres ! Sans ce clerc que nous avons baptisé, j’étais Pacha de Cabajoutis !
— Comme quoi, dit le meunier, il faut toujours se garder de faire le baptême avant la noce !
— Bah ! bah ! dit Vrille, une femme de perdue, dix de retroussées !
Arrivent ainsi, bredi-breda, jusqu’au fourré, entrent Turcs en la roulotte, en sortent compères comme devant, tirent sur la route bête et guimbarde, fouaillent l’une, poussent l’autre, et s’esquivent au rebours...
La route est une grande flâneuse, qui s’étire sous le soleil et muse aux carrefours.
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Marcel Arnac Le Brelan de joie

Ils n’ont point d’écus ! Court-on le monde sans écus quand on ne voit, n’entend, ne touche que d’écus ? Le soleil est écu d’or, la lune est écu d’argent... — Tes écus ! glougloute la bouteille, et la fille jase : « Tes écus ! » Point’d’écus, point d’aventures !
Les trois compères restent cois, comme trois colas-niquedouilles. Sur sa branche, un merle siffle :
— Couïons, couïons !
Sur quoi, le menuisier dit :
— J’en ai plein un berniquet ; mais il est en la maison...
Sur quoi, Mâchepoule dit :
— J’en ai plein un pot à plumes ; mais il est dans le grenier...
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