Georges Fourest, Le Géranium ovipare
“ Si je sais rien de mieux troussé je veux bien être un cétacé, je veux bien que Bitru me damne, je veux bouffer un gros étron et, comme du jus de citron, ne plus boire que pisse d’âne ! ”
Georges Fourest, Le Géranium ovipare
“ Si je sais rien de mieux troussé je veux bien être un cétacé, je veux bien que Bitru me damne, je veux bouffer un gros étron et, comme du jus de citron, ne plus boire que pisse d’âne ! ”
Donatien Alphonse François de Sade,
Les 120 journées de Sodome
(1904)
“ On n’imagine pas, messieurs, où les hommes portent le délire dans le feu de leur imagination. N’en ai-je pas vu un qui, toujours dans les mêmes principes, exigeait que je le rossasse à grands coups de canne sur les fesses, jusqu’à ce qu’il eût mangé l’étron qu’il faisait tirer devant lui du fond même de la fosse des lieux ? Et sa perfide décharge ne coulait dans ma bouche, à cette expédition, que lorsqu’il avait dévoré cette fange impure. ”
“ Donne-moi le petit livre ; et il me dit : Prends-le et le dévore ; il te causera de l’amertume au ventre ; mais dans ta bouche il sera doux comme du miel. 10 Je pris donc le petit livre de la main de l’ange, et je le dévorai, et il était doux dans ma bouche comme du miel, mais quand je l’eus avalé, il me causa de l’amertume dans le ventre. 11 Alors il me dit : Il faut que tu prophétises encore, touchant plusieurs peuples, nations et hommes de diverses langues, et touchant plusieurs rois. CHAPITRE XI.Les deux témoins sont tués par la bête, mais ils ressuscitent et sont élevés au ciel. ”
“ Épôde. Enfin, sur la lance qui donne la mort s’agitaient quatre chevaux ; et une noire poussière montait autour de leur dos. Et tu as tué un tel Roi de porteurs de lances, ton mari, ô Tyndaris, ô femme mauvaise ! C’est pourquoi, un jour, les Ouranides t’enverront la mort, et, un jour, un jour, je verrai de ta gorge sanglante couler ton sang répandu par l’épée ! LE VIEILLARD. Où est la jeune fille vénérable, ma Maîtresse, la fille d’Agamemnôn, que j’ai élevée autrefois ? ”
“ Érôs !Errana Et la sueur m’inonde ainsi qu’une rosée, Je ne sais même plus chanter le doux mélos, Érôs, maître des Dieux ! Érôs ! Érôs !Le Chœur, (sur une note basse et prolongée. Érôs, maître des Dieux ! Érôs ! Érôs ! Érôs ! (Psappha sort lentement.) l’Étrangère Elle s’en va vers toi qui guéris et consoles, Pâle Perséphona !Eranna Pâle Perséphona ! Je n’ai plus de paroles. L’ombre de la douleur s’empare de mes yeux. Hadès est fort, et vous êtes jaloux, ô Dieux !Damophyla Vierges, n’invoquons plus l’irritable Déesse Qui se plaît à dompter nos cœurs par la détresse. ”
Claude Boyer, Tyridate, tragédie
“ Il meurt, parce qu'il croit être le fils d'Oronte.Reine as-tu fait périr ou son fils, ou le mien ?Pleures-tu pour mon fils, Oronte, ou pour le tien ? [1610] Oronte.Seigneur.Le Roi.Parle.Oronte.Seigneur, ces soupirs et ces larmesD'une forte douleur vaines et faibles armesSe donnent à mon prince, et non pas à mon fils ;Vous qui savez par qui ses jours vous sont ravis,Vous qui pouvez punir ; qui voyez la coupable, [1615] Pour venger votre fils commandez...Arsinoé.Exécrable...Seigneur écoutez tout. Malgré tous ses effortsLe ciel pour le convaincre a fait parler des morts. ”
“ Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône ; et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert qui est celui de la vie. Et les morts furent jugés d’après les choses qui étaient écrites dans les livres, selon leurs œuvres. 13. Et la mer rendit les morts qui étaient en elle ; et la mort et le hadès [100] rendirent les morts qui étaient en eux, et ils furent jugés chacun selon leurs œuvres. 14. Et la mort et le hadès furent jetés dans l’étang de feu ; c’est ici la seconde mort, l’étang de feu [101] . ”
“ Aaron, Nadab, Abiu, Eléazar et Ithamar, fils d’Aaron. 2 Tu feras à Aaron, ton frère, des vêtements sacrés, pour marquer sa dignité et pour lui servir de parure. 3 Tu t’adresseras à tous les hommes habiles que j’ai remplis d’un esprit de sagesse, et ils feront les vêtements d’Aaron, afin qu’il soit consacré pour qu’il exerce mon sacerdoce. 4 Voici les vêtements qu’ils feront : un pectoral, un éphod, une robe, une tunique brodée, une tiare et une ceinture. Tels sont les vêtements sacrés qu’ils feront à Aaron, ton frère, et à ses fils, afin qu’ils soient prêtres à mon service. ”
Charles Ferdinand Ramuz,
Les Signes parmi nous
“ « Pour manger la chair des capitaines, pour manger la chair des Puissants... » « Pour manger la chair des Puissants, pour manger la chair des chevaux et la chair de ceux qui les montent... » Rien de ce qui était n’est plus ; voyez luire le Trône sur les nuées et autour du Trône est un arc-en-ciel. Car l’orage est fini pour nous, les sept lampes sont allumées ; saint, saint, saint est le Seigneur. ”
Joseph Autran,
La Lyre à sept cordes
“ L’ARCHEVÊQUE Les païens ayant fui comme un troupeau qu’on chasse, La fleur des chevaliers gisait là sur la place. De blessés et de morts le sol était couvert. Lui-même, rajustant son heaume et son haubert, Roland, le front atteint d’une profonde entaille, Marchait avec effort sur le champ de bataille. C’était pendant la nuit. La lune au ciel brillait ; Inondant le pays de son pâle reflet, Morne, elle enveloppait d’un linceul de lumière Les cadavres épars qui jonchaient la bruyère. ”
Anonyme, Guillaume d’Orange, le marquis au court nez
“ Et quant aux larrons qui voudront me voler, je les mettrai à mort. — Taisez-vous, dit l’abbé, chassez ces pensées ; vous êtes moine et vous ne devez pas vous battre. — Comment, reprit Guillaume, je serai donc maltraité et je mourrai d’une mort honteuse ?... Pour Dieu, sire abbé, s’ils me prennent mon cheval.... Il n’y en a pas de meilleur sous la chape du ciel pour porter un chevalier en la bataille. Quand on le pique des éperons d’acier, il dépasse en vitesse faucon ou épervier. ”
Joseph Autran,
La Lyre à sept cordes
“ Escorté des meilleurs chevaliers du royaume, De tous ceux dont le nom brille autant que le heaume. Il arrive, il se hâte, il excite le flanc De son cheval robuste, et l’aquilon sifflant Étale sur l’acier de sa cuirasse blanche Sa barbe de vieillard qui tombe en avalanche. « Qui te retient ce soir dans ce val ténébreux ? Où donc es-tu, Roland, toi la fleur de mes preux ? Toi, mon cher compagnon de guerre et de conquête ? Que si quelque péril a menacé ta tête, Je suis là, réponds-moi. je viens te secourir ! Tant que je suis vivant, tu ne peux pas mourir ! » ”
Thomas Corneille,
Poèmes dramatiques de Thomas Corneille
“ Ne le demandez plus puisque Éraste s’avance. Scène IX ORONTE, ERASTE, CLITON.Eraste Ami, vous puis-je dire un mot en confidence ? Oronte Vous savez qui je suis.Eraste J’ai su confusément Que Florame en secret depuis peu fait l’Amant. Par beaucoup de raisons que je ne puis vous dire, Je tâche à découvrir l’objet de son martyre, Mais comme j’aurois peine à l’épier toujours, Ne me refusez point ici votre secours. Il vous voit, il vous aime, et je ne saurois croire Qu’il vous cache un amour qui ne va qu’à sa gloire. ”
Pierre Du Ryer, Esther tragédie [en 5 actes et en vers…
“ Un Sceptre est méprisé dans des mains méprisables. L'honneur n'est pas honneur quand il est mal donné, Et vous feriez d'un Trône un autel profané. ESTHER Si le Trône est pour moi comme un char de victoire, [905] Le Roi qui m'y conduit, lui gardera sa gloire, Puisqu'aux ambitieux le Trône si charmant N'emprunte son éclat que du Roi seulement. VASTHI Ainsi dans son néant la bassesse se flatte. ESTHER Par elle des grands Rois la gloire même éclate. [910] Plus notre sort est bas, plus en le rehaussant Se montre le pouvoir d'un Monarque puissant. ”
Armand d' Artois, Muse et musette : poèmes et sonnets (1912)
“ C'est sur un autre front que plane le péril ; Car le pur météore à l'éclat de béryl, En montant au zénith à travers la Grande Ourse, A rencontré, prodige effrayant ! dans sa course, L'étoile du prophète hébreu, fils d'Aaron, Qui baptise le peuple aux piscines d'Hébron, Et l'étoile de Jean, dans l'azur sans nuée, S'enveloppa soudain d'une rouge buée Pareille à des vapeurs de sang ! HÉRODIAS. Mage, merci Pour tout ce que tu viens de m'annoncer ici! Ce prophète, ce Jean, est un fou qui m'outrage Et s'acharne après moi dans une aveugle rage. S'il doit mourir des mains d'une femme, c'est bien ! ”
Auguste Gilbert de Voisins,
Le jour naissant
“ Plus haut, voyez, ces quatre-là qui font la figure géante d'un chasseur de bêtes féroces!... et ces trois dont il vient de ceindre ses reins pour soutenir son épée! Les peuples qui vivent dans les îles de la mer violette le nomment Orion ; sa rage est telle, quand il parcourt les forêts célestes, que des nuées sortent de sa bouche, qui tombent en pluie sur la terre. ”
Charles-Louis Philippe,
Le Père Perdrix, roman
“ On a chanté les premiers pas du jeune étalon qui se rue sur cette maîtresse, la serre à pleins membres et jette le cri d’un créateur lançant un monde. On a dit l’espace autour du cœur, où vont des sentiments qu’on n’avait pas connus, et l’on a dit aussi la première conquête qui s’ajoute à vous-même et passe au sang comme une force encore. ”
Gustave Flaubert,
Correspondance de Gustave Flaubert
“ Faire queue à la porte du spectacle depuis trois heures jusqu’à huit heures et demie, pour qui ? pour un roi ! Ah !!! que le monde est bête. Moi je n’ai rien vu, ni revue, ni arrivée du roi, ni les princesses, ni les princes. Seulement j’ai sorti hier soir pour voir les illuminations, encore parce que l’on m’a vexé. Adieu, mon cher Ernest, tâche de venir puisque moi je ne le puis. Adieu. Embrasse pour moi tout ton monde. Réponds-moi et écris-moi une lettre au moins aussi longue que la mienne. Adieu, mon cher ami, le tien jusqu’à la mort. ↑ Oncle d’Ernest Chevalier. ”
Siméon Pécontal, Ballades et légendes, par Siméon Pécontal (1846)
“ A nos maux il sait compatir, Et cède au cri du repentir. La réponse à ce doux langage Fut un regard, mais si sauvage, Que si l'ermite eût fait un pas, Il passait de vie à trépas. Pourtant, malgré toutes ses transes, Le prêtre redoubla d'instances, Car il eût été résolu A mourir s'il l'avait fallu. Aussi, n'écoutant que son zèle : — Sire, du moins dans ma chapelle Venez prendre quelque repos. — Importuné de ces propos, Dont l'insistance enfin l'irrite, Le chevalier cède à l'ermite, Et pénètre dans le saint lieu Sans se découvrir devant Dieu ! ”
Pierre Du Ryer, Esther tragédie [en 5 actes et en vers…
“ LE ROI Cette soumission aussi rare que belle Vous rend digne du Trône où le Ciel vous appelle. Je ne recherche point si parmi vos Aïeux, Je pourrai rencontrer, ou des Rois, ou des Dieux, Les Trônes sont des biens d'une auguste puissance, [765] Qui sont dûs au mérite, autant qu'à la naissance. La grâce et les vertus ont su vous y porter, Par de plus beaux degrés vous n'y pouviez monter. Montez donc chère Esther par des marches si belles, À des prospérités qui seront immortelles, [770] Et combien le bonheur d'un Monarque amoureux, Que la seule grandeur ne saurait rendre heureux. ”
Victor Hugo,
Oeuvres complètes de Victor Hugo…
“ Sais-tu à quel monstre tu cours ? Sais-tu qu’il commande à toutes les puissances des ténèbres ? qu’il renverse des montagnes sur des villes ? que son pas fait crouler les cavernes souterraines ? que son souffle éteint les fanaux sur les rochers ? Et crois-tu, Ordener, résister à ce géant aidé du démon, avec tes bras blancs et ta frêle épée ? — Et vos prières, Éthel, et l’idée que je combats pour vous ? Sois-en sûre, mon Éthel, on t’a beaucoup exagéré la force et le pouvoir de ce brigand. C’est un homme comme nous, qui donne la mort jusqu’à ce qu’il la reçoive. ”
José-Maria de Heredia,
Les Trophées
“ Et l'Ombre errante aux bords que l'Érèbe enténèbre S'indigne et pleure. Nul n'a vengé mon trépas.Pars donc. Et si jamais, à l'heure où le jour tombe, Tu rencontres au pied d'un tertre ou d'une tombe Une femme au front blanc que voile un noir lambeau;Approche-toi, ne crains ni la nuit ni les charmes; C'est ma mère, Étranger, qui sur un vain tombeau Embrasse une urne vide et l'emplit de ses larmes. ”
Claude Boyer, Tyridate, tragédie
“ AriaratheJe suis peu curieux et connais ton respect,Ainsi malaisément peut espérer la reine,Ni de m'embarrasser ni de me mettre en peine. [360] Vois le roi de ma part, Oronte, et souviens-toiQue je saurai payer ce que tu fais pour moi ;Et qu'un amour plus fort que ma reconnaissanceM'attache à ton destin plus qu'Oronte ne pense.Oronte.Votre sort est le mien, et les destins d'un fils [365] À ceux d'un père aimé ne sont pas mieux unis. ACTE II Scène Première . ”
Victor Hugo,
La Légende des siècles
(1859)
“ Sous son éclair, les bras, les cœurs, les yeux, les fronts, Tremblent, et les hardis, nivelés aux poltrons, Se courbent ; et l'épée éclatante et fidèle Donne des coups d'estoc qui semblent des coups d'aile; Et sur le héros, tous ensemble, le truand, Le prince, furieux, s'acharnent, se ruant, Frappant, parant, jappant, hurlant, criant : Main-forte ! Roland est-il blessé? Peut-être. Mais qu'importe? Il lutte. La blessure est l'altière faveur Que fait la guerre au brave illustre, au preux sauveur, Et la chair de Roland, mieux que l'acier trempée, Ne craint pas ce baiser farouche de l'épée. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Les troupeaux éperdus, au hasard dispersés, Mugissent dans la flamme et palpitent percés ; Comme au vent orageux volent les feuilles sèches, Les airs sont obscurcis d’un nuage de flèches... Superbe et furieux, l’étalon hennissant Traîne les chars d’airain dans un fleuve de sang ; Et la clameur féroce, aux lèvres écumantes, Les suprêmes soupirs, les poitrines fumantes, Les têtes bondissant loin du tronc palpitant, Le brave, aimé des Dieux, qui tombe en combattant, Le lâche qui s’enfuit, la vieillesse, l’enfance, Et la vierge au corps blanc qu’un fer cruel offense, Tout ! ”
Victor Kinon, L’Âme des saisons
“ Avec l’Enfantelet Jésus, Ronron, dans les branches, ronron. C’est l’heure où le lilas sent bon ; Mais va dormir, car aussi bien C’est brève nuit et long chemin, Ronron, chanson des hannetons. ”
J.-B. Frédéric Ortoli, Les contes de la veillée
“ Le voilà tout près de l'étang. — Que Dieu vous bénisse, camarade, et vous ait en sa sainte garde ! — Le ciel vous protège, mon ami, et vous accorde tous vos désirs ! - Quel beau temps ! - Quel beau soleil ! - Pas si resplendissant toutefois que notre merveilleux champ de blé. — Le fait est, Renard, que tu peux avoir bien raison. — Le doute n'est pas possible. A propos, mon cher et excellent compagnon, connais-tu le proverbe? — De quel adage veux-tu parler? — De celui de nos pères : « Qui rien n'aventure, n'a ni selle ni bard elle. » ”
“ Un trône éclatant de lumière apparaît, et sur ce trône le juge suprême. À sa vue, le ciel et la terre s’enfuient ; il n’y a plus nulle part de place pour eux. Les morts grands et petits ressuscitent. La Mort et le Scheol rendent leurs proies ”
Maurice Griveau, À la recherche de l'étoile de Bethléem (1910)
“ Je viens d'apprendre, dans un livre qui me fut apporté d'Occident, et qui est écrit dans la langue des chrétiens, qu'aux temps qui précédèrent la venue du Prophète, une étoile parut au ciel, du côté de l'Orient, et, dans sa course, guida trois de nos vénérés ancêtres, princes comme nous et comme nous versés dans la magie, vers le berceau d'un petit enfant. ”
Alfred Jarry,
Gestes et opinions du docteur Faustroll
“ L’éternité m’apparaît sous la figure d’un éther immobile, et qui par suite n’est pas lumineux. J’appellerai circulaire mobile et périssable l’éther lumineux. Et je déduis d’Aristote (Traité du Ciel) qu’il sied d’écrire éthernité. ”
Chrétien de Troyes,
Érec et Énide
“ Cele nuit ont tote dormie. Au main quant l’aube est esclarcie, Erec s’atorne de l’aler, Ses chevaus comande anseler, Et s’amie, la bele, esvoille ; Cele s’atorne et aparoille. Li vavassors lieve et sa fame, N’i remaint chevaliers ne dame Qui ne s’atort por convoiier La pucele et le chevalier. Tuit sont monté, et li cuens monte. Erec chevauche lez le conte Et delez lui sa douce amie Qui l’esprevier n’oblia mie : A son esprevier se deporte, Nule autre richesce n’an porte. Grant joie ont fet au convoiier. ”
Allart, Notice sur Pierre l'Ermite et sur les croisades (1854)
“ L'Ermite, monté sur une mule; un crucifix à la main, les pieds nus, la tête découverte, vêtu d'une robe grossière, s'en va de ville en ville, de province en province, prêchant sur les chemins et les places publiques; il parcourt ainsi la France et la plus grande partie de' l'Europe ; son éloquence remue la multitude; tous.les esprits sont embrasés, tous les coeurs sont émus. Un concile fut d'abord tenu à Plaisance: on y voyait des ambassadeurs que l'empereur Alexis, avait envoyés au pape pour lui exposer les désastres de l'Orient. ”
