Siméon Pécontal, Ballades et légendes, par Siméon Pécontal (1846)
“ Qui n'auraient point de nom, si celui de l'Enfer Avait pu leur manquer, même aux siècles de fer ; Les lois de la nature horriblement enfreintes ; Les tourments sans merci, les crimes sans remord, Gouffres d'iniquités , ténébreux labyrinthes, D'où l'on ne peut jamais sortir que par la mort ; Tous ces faits teints de sang, qui font pleurer l'histoire, Je veux aussi, comme elle, en flétrir la mémoire. C'est peu ; lorsque la loi demeure sans effet, Quand son glaive trop court n'atteint pas le forfait, J'érige au fond du cœur un tribunal suprême Où je fais condamner le crime par lui-même. ”
