Résumé

Siméon Pécontal Ballades et légendes, par Siméon Pécontal (1846)

Qui n'auraient point de nom, si celui de l'Enfer Avait pu leur manquer, même aux siècles de fer ; Les lois de la nature horriblement enfreintes ; Les tourments sans merci, les crimes sans remord, Gouffres d'iniquités , ténébreux labyrinthes, D'où l'on ne peut jamais sortir que par la mort ; Tous ces faits teints de sang, qui font pleurer l'histoire, Je veux aussi, comme elle, en flétrir la mémoire.
C'est peu ; lorsque la loi demeure sans effet, Quand son glaive trop court n'atteint pas le forfait, J'érige au fond du cœur un tribunal suprême Où je fais condamner le crime par lui-même.
Source : Gallica

Siméon Pécontal Ballades et légendes, par Siméon Pécontal (1846)

Près de l'oiseau je reviendrai demain, J'aurai demain tout loisir de l'entendre.
Il se remet en marche, et dans son cœur,
Qu'avec la foi l'espérance illumine, De ses bontés rendant grâce au Seigneur, Vers le saint cloître en paix il s'achemine.
En un instant tout change : la forêt Prend un aspect plus sévère et plus sombre ; Le palmier fuit, le cèdre disparaît, Et le sapin revient avec son ombre.
Le bois ainsi de nouveau transformé,
Le moine arrive au bout, il voit l'espace; L'eau suit toujours son cours accoutumé, Et la colline est à la même place.
Source : Gallica

Siméon Pécontal Ballades et légendes, par Siméon Pécontal (1846)

Oui, dans l'acier brillant le noir enfer habite, Toute la bande, ô roi, des esprits ténébreux,
L'aspect des cheveux blancs sans cesse les irrite, Le sommeil s'expose auprès d'eux.
— Je n'ai point sommeillé !
Sur la foi d'un autre homme, Sans épreuve jamais un homme ne s'endort ; J'ai voulu te tenter seulement ; on te nomme Frithiof. Je t'ai bien reconnu dès l'abord
Quand tu montais hier dans la salle royale ;
Oui, le vieux ring savait ce que tu viens chercher, Ce que depuis longtemps ton âme peu loyale S'efforce en vain de lui cacher.
Source : Gallica

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