Siméon Pécontal

Élements biographiques

Siméon Pécontal Volberg : poème (1838)

Eh bien! qu'à mon amour, Volberg, le tien ressemble, Du Seigneur, comme moi, confesse la bonté; Que sa loi de salut soit à tous deux la notre, Que nos deux cœurs unis aient même vérité, Et bénissent la main qui nous rend l'un à l'autre.
Alors, Volberg, alors, lorsqu'au Juge éternel Des œuvres d'ici-bas il faudra rendre compte : J'ai péché, j'ai vécu dans un amour charnel, Dirai-je; mais, mon Dieu, j'ai lavé cette honte;
J'ai fait plus : éclairant celui qui m'égara, Par le secours divin de votre grâce intime, J'ai retiré, Seigneur, son âme de l'abîme; Et, comme a Madeleine, il me pardonnera.
Source : Gallica

Siméon Pécontal La divine odyssée (1865)

Le sang et l'or qu'à flots et partout il prodigue, Au lieu de l'épuiser ravivent son essor ; L'obstacle a beau grandir, il grandit plus encor; Il joue avec le feu ; le danger, il le brigue; Pour aller à la mort il va jusqu'à l'intrigue!
Et d'esprit et de cœur, sans cesse débordant, Fait ainsi, sans compter, un calcul transcendant, Un calcul qui, plus lard, bien mieux qu'à l'Angleterre, Doit lui valoir l'empire et l'amour de la terre !
Il est un comme Dieu, dont il est le soldat ; Du glaive et de l'idée il s'inspire, et se bat.
Source : Gallica

Siméon Pécontal Volberg : poème (1838)

Dieu ! depuis que ce mot, dans le royaume hébreu, Sur le peuple tomba d'une lèvre inspirée, Il a toujours relui dans la langue sacrée, Comme le nom de l'être, infini, tout-puissant, Où le néant s'abreuve, et va puiser le sang Et le souffle qu'il faut pour marcher dans la vie.
Or, le mal, c'est le fait, le vice qui dévie Des lois de la justice et de la vérité, C'est-à-dire de Dieu la suprême beauté.
Ce n'est donc pas en Dieu qu'est l'origine impure De ce vice profond qui trouble la nature ; Exhale qui voudra cet impie argument, La raison le détruit et le cœur le dément.
Source : Gallica

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