Siméon Pécontal

Résumé

Siméon Pécontal Volberg : poème (1838)

Eh bien! qu'à mon amour, Volberg, le tien ressemble, Du Seigneur, comme moi, confesse la bonté; Que sa loi de salut soit à tous deux la notre, Que nos deux cœurs unis aient même vérité, Et bénissent la main qui nous rend l'un à l'autre.
Alors, Volberg, alors, lorsqu'au Juge éternel Des œuvres d'ici-bas il faudra rendre compte : J'ai péché, j'ai vécu dans un amour charnel, Dirai-je; mais, mon Dieu, j'ai lavé cette honte;
J'ai fait plus : éclairant celui qui m'égara, Par le secours divin de votre grâce intime, J'ai retiré, Seigneur, son âme de l'abîme; Et, comme a Madeleine, il me pardonnera.
Source : Gallica

Siméon Pécontal Volberg : poème (1838)

Dieu ! depuis que ce mot, dans le royaume hébreu, Sur le peuple tomba d'une lèvre inspirée, Il a toujours relui dans la langue sacrée, Comme le nom de l'être, infini, tout-puissant, Où le néant s'abreuve, et va puiser le sang Et le souffle qu'il faut pour marcher dans la vie.
Or, le mal, c'est le fait, le vice qui dévie Des lois de la justice et de la vérité, C'est-à-dire de Dieu la suprême beauté.
Ce n'est donc pas en Dieu qu'est l'origine impure De ce vice profond qui trouble la nature ; Exhale qui voudra cet impie argument, La raison le détruit et le cœur le dément.
Source : Gallica

Siméon Pécontal Volberg : poème (1838)

C'est que l'œil de l'esprit comme l'autre œil se voile; C'est que, pour découvrir la véritable étoile, Mieux vaudrait charité que sublime savoir.
La charité, mon fils, est la source de grâce!
— Maître, depuis trente ans que je vis, la besace A ma porte jamais ne s'ouvre, que ma main Ne s'ouvre en même temps.
— Mais l'aumône du pain, L'aumône au mendiant, est-ce la seule à faire?
Prier et visiter, et consoler son frère ; Réunir la famille au foyer qui s'éteint, En ranimer la cendre, et de tout cœur atteint
De désirs criminels relever la pensée, Voilà la charité!
Source : Gallica

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