Julien Paillet, Les Athénéennes : choix de poésies (1836)
“ Aux appétits grossiers asservir tout son être Est le sort de la brute; à penser, à connaître, A plonger ses regards au sein de ravenir, La nature appela l'homme , pour l'ennoblir. De la raison voudrais-je abandonnant la route, Vivre et mourir l'égal de l'animal qui broute? Suis-je né tout entier pour les vers du tombeau? Non, mon cœur d'homme bat pour un destin plus beau. Muse, hâtons nos pas, car le temps a des ailes; Son vol est si rapide! et mes jours sont si frêles! Entends-tu ce beffroi qui, d'une voix d'airain, Pour moi semble annoncer un jour sans lendemain? ”
