Résumé

Julien Paillet L'heureux réfugié, ou Caroline et Belton… (1801)

Belton, Belton , vous savez lire dans mon coeur, ah ! il n'a jamais palpité que pour vous... Pourriezvous en douter encore ? Approchez de ce monument sacré, venez-y recevoir le plus saint des sermens.
Elle dit, et ils s'avancèrent auprès du mausolée. O Belton , s'écrie Caroline, en étendant une de ses belles mains sur l'urne funèbre ! je jure, par les manes de ma mère , de vous aimer toute ma vie! Le jeune homme , enivré de joie, d'amour et de vénération, tombe aux genoux de son amante , et couvre son autre main de mille brûlans baisers.
Source : Gallica

Julien Paillet L'heureux réfugié, ou Caroline et Belton… (1801)

Hélas ! il n'est donc plus pour moi de Caroline !
Il se lève, en poussant de longs sanglots : il se traîne languissant et abattu du côté du bosquet de cyprès. D'horribles éclairs le dirigent dans sa marche incertaine : des torrens de feu l'environnent : la foudre gronde sur sa tête : elle tombe à ses côtés. D'antiques sapins sont renversés : d'énormes rochers roulent dans les ravins : la terre est ébranlée , les montagnes et les vallons retentissent : toute la nature est dans le deuil et l'effroi....
Source : Gallica

Julien Paillet L'heureux réfugié, ou Caroline et Belton… (1801)

Aurais-je cru faussement au bonheur ? ce doute m'accable : ô Caroline ! ô vous que j'aime de cet amour qu'inspirerait une divinité', vous ne savez pas jusqu'à quel point vous m'êtes chère : je ne tiens à la vie que par les sentimens qu'ont fait naître en moi vos vertus et vos charmes : je vis tout entier dans mon amour, je ne respire plus que pour vous , je ne pourrais plus vivre sans vous : plutôt mourir mille fois que de cesser de vous voir, de vous aimer , de vous adorer , de vous le dire cent fois et de vous le redire encore !
Source : Gallica

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