André de Guerne, Le bois sacré (1898)
“ Le temple où je médite a pour piliers des arbres. Une rumeur l'emplit qui sort du sein des marbres. La vie est dans sa crypte ; il a pour fondements La Terre inébranlable et les quatre éléments ; Le vent qui le traverse y fait chanter les pierres ; L'onde y sanglote. Un bois, ainsi que des prières, Y multiplie, ô ciel! la chanson des oiseaux. Le jour y croît, y flambe, y meurt sous les arceaux, Et le char de la nuit n'en franchit point l'enceinte ; Car la Nature auguste est sans limite et sainte. ”
