Léo Taxil,
Le diable au xixe siècle
“ Encore maintenant, ce n’est pas une des moindres curiosités offerte par ce coin d’Europe qui n’a rien d’européen, que le méli-mélo, la confusion, le tohu-bohu des gens qui y vivent : l’étrange mélange des peuples de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique, dont chacun porte son costume, garde ses mœurs, sa langue, son idiome, fait de Gibraltar une tour de Babel en raccourci, entre les jointures de pierre de laquelle l’Anglais apparaît, d’espace en espace, rouge de costume et de peau ; sa couleur est celle du feu, comme un démon échappé de l’enfer. ”
