Résumé

Portrait de Léo Taxil Léo Taxil Le diable au xixe siècle

Encore maintenant, ce n’est pas une des moindres curiosités offerte par ce coin d’Europe qui n’a rien d’européen, que le méli-mélo, la confusion, le tohu-bohu des gens qui y vivent : l’étrange mélange des peuples de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique, dont chacun porte son costume, garde ses mœurs, sa langue, son idiome, fait de Gibraltar une tour de Babel en raccourci, entre les jointures de pierre de laquelle l’Anglais apparaît, d’espace en espace, rouge de costume et de peau ; sa couleur est celle du feu, comme un démon échappé de l’enfer.
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Portrait de Léo Taxil Léo Taxil Le diable au xixe siècle

Viens, Lucifer, viens ! ô le calomnié des prêtres et des rois ! Viens, que nous t’embrassions, que nous te serrions sur notre poitrine ! Il y a longtemps que nous te connaissons et que tu nous connais aussi. Tes œuvres, ô le béni de notre cœur, ne sont pas toujours belles et bonnes, aux yeux du vulgaire ignorant ; mais elles seules donnent un sens à l’univers et l’empêchent d’être absurde. Toi seul animes et fécondes le travail. Tu ennoblis la richesse ; tu sers d’essence à l’autorité ; tu mets le sceau à la vertu... Et toi, Adonaï, dieu maudit, retire-toi, nous te renions.
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Portrait de Léo Taxil Léo Taxil Le diable au xixe siècle

Je crois à l’Humanité indestructible, se renouvelant et se multipliant à travers les siècles. Je crois au triomphe futur et irrévocable de la vérité sur le mensonge, de la vertu sur le vice, de la justice sur l’arbitraire, de la science sur l’erreur, de la liberté sur le despotisme, de la raison sur la superstition, de l’amour sur la stérilité, de la lumière sur les ténèbres, du bien sur le mal, du Grand Architecte de l’Univers, notre Dieu, sur Adonaï, le Dieu des prêtres.
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