Voltaire,
Correspondance, III (1738-1740…
“ Quelle gloire j’acquerrais à défendre mon ami calomnié ! Que je serais loin d’écouter quiconque me donnerait l’abominable conseil de me taire ! Ah ! mon ami, mon cher ami de vingt-cinq années, qu’avez-vous fait, quelle malheureuse lettre dictée par la politique avez-vous écrite à Mme du Châtelet, à cette âme magnanime qui n’a pour politique que la vérité, l’amitié et le courage ? Réparez tout, il en est temps encore ; écrivez-lui ce que votre cœur et non d’indignes conseils vous auront dicté. Ne sacrifiez pas votre ami à un scélérat que vous abhorrez, et qui vous a outragé. ”
