Théodore Pavie,
Revue des Deux Mondes
“ N’oublions pas que nous sommes en hiver, qu’on peut marcher à pied sans trop de fatigue pendant les heures qui précèdent l’aurore. Dans les intervalles des monts s’étend une teinte diaphane déjà rose sur les cimes les plus hautes. Le kohila, le coucou de l’Inde, a jeté son cri matinal ; de petits oiseaux verts d’émeraude, gais comme l’alouette, s’éveillent et montent avec un gazouillement joyeux au-devant du soleil. Dès que les masses de la forêt encore confuses se dessinent avec les nuances que leur a données l’automne, les perruches s’agitent et vont à grand bruit s’abattre dans les vergers. ”
