Alphonse Karr,
Sous les tilleuls. Tome 2
(1837)
“ Arrivé à cette moitié de la vie, il n'y a pas une fleur, pas un arbre, pas un brin d'herbe, pas un son, pas une couleur, pas un parfum qui n'apporte avec lui son souvenir. Ainsi, pour nous qui écrivons ceci, et qui, pour la première fois, avons vu un noueux chèvrefeuille sur la tombe d'une jeune fille, l'odeur du chèvrefeuille nous rappelle toujours un cimetière, et il nous semble que l'âme emprisonnée dans la bière avec le corps, monte avec la sève de l'arbuste, et s'échappe de ses fleurs pour retourner au ciel en suave parfum. ”
