Charles d' Héricault

Charles d' Héricault

Résumé

Portrait de Charles d' Héricault Charles d' Héricault Rose-de-Noël, par Charles d'Héricault (1883)

Ah ! l'amour est bien cruel, murmurait-elle. Il m'empêche de prier... J'avais oublié qu'il y a le passé. J'étais si heureuse... Il assure qu'il m'aime !. Il ne voudrait pas me tromper.
Elle resta longtemps pensive, puis elle revint trouver son ami.
– Mon cher Cyprien, dit-elle d'une voix calme, pardonnez-moi, j'ai agi comme un enfant, comme une véritable sauvage ; j'avais des illusions de paysanne, n'est-ce pas. J'oublierai le passé, puisqu'il le faut, mais nous n'en parlerons jamais, jamais ! Il nous reste l'avenir et le présent, conclut-elle avec un charmant sourire.
Source : Gallica

Portrait de Charles d' Héricault Charles d' Héricault Rose-de-Noël, par Charles d'Héricault (1883)

Et que va devenir mon pauvre frère ? Il va devenir la victime de ce Lazare qui le hait. Que de sang, que de meurtres, que de vengeance !
– Et, continua Robertine, qui, dût-elle en mourir, n'aurait point passé sous silence la conclusion de son récit, Mionnet croit qu'ils seront plusieurs contre Cyprien.
– Ah ! pauvre Cyprien, pauvre Eugène ! dit Florine en sanglotant à son tour, pauvre Eugène, si courageux, si bon, si dévoué, que j'ai envoyé à la boucherie !
– Et, demanda rudement Louis, Mionnet ne vous a pas donné d'autre détail ?
– Non.
– Bon ! songea Louis, tout n'est pas perdu.
Source : Gallica

Portrait de Charles d' Héricault Charles d' Héricault Rose-de-Noël, par Charles d'Héricault (1883)

Rose-de-Noël, vous êtes là !
– Eh bien, je suppose que tu lui as fait ta confession à Florine, dit Louis avec une solennité bachique. Est-ce que tu lui aurais dissimulé, malheureux !.
– Allons, sacorbieu, laissons-là les discussions, s'écria le fermier ; Louis, Cyprien, Stanislas, je bois à vous tous, avalez-moi ça. Tu reprendras ton histoire tout à l'heure, et qu'on ne se fâche pas ! A votre santé, buvez-moi ce verre de flips, là, rubis sur l'ongle ; je veux que le diable m'emporte, s'il y a rien de meilleur pour étourdir les chagrins de la vie.
Source : Gallica

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