Jeanne Marcel

Résumé

Jeanne Marcel,  Le bon frère (1870)

“ On disait au vieux Laurent : « C'est là votre petit-neveu, père Dufrêne? Oh!
oh! il a joliment l'air d'un monsieur. Ce n'est pas celui-là qui vous succédera.
— Ni l'autre non plus, j'espère, répondait Laurent.
— Oui, on sait que vous avez de l'ambition pour votre Narcisse. C'est aussi un gentil garçon; mais à côté de son cousin. »
Et les gens hochaient la tête.
« C'est bon, c'est bon, faisait le vieillard, qui était réellement un fort bon homme, l'un formera l'autre. »
Narcisse paraissait mécontent. Sigismond voyait bien qu'il prenait mal ces propos.
”
Source : Gallica

Jeanne Marcel,  Le bon frère (1868)

“ Il faut que vous empêchiez votre cousin d'aller au bagne.
— Comment faire ?
— Tenez, monsieur, venez avec moi à Lassan; voyez votre oncle, prévenez-le du danger qui menace Narcisse. Engagez-le à l'éloigner du pays, Ce pauvre homme a besoin d'être soutenu; il n'a plus aujourd'hui l'énergie nécessaire pour se faire écouter.
— Mais la mère Laurent?
— Votre tante? Ah! mais, vous ne savez pas, elle est à moitié paralysée. Il faut la lever, la coucher, l'habiller.... C'est pitié de la voir; elle ne fait plus que pleurer. Narcisse la maltraite, il la bouscule comme un vieux meuble.
”
Source : Gallica

Jeanne Marcel,  Le bon frère (1870)

“ C'était le premier qu'elle recevait depuis la mort de son père ; en un rien de temps un monde de souvenirs attendrissants se souleva dans son cœur; elle fut prise d'un tremblement nerveux, et bientôt fondit en larmes. Wilhem comprit que c'étaient de douces larmes, des larmes de reconnaissance!.
Elle s'était jetée dans les bras de Sigismond, qui lui essuyait les yeux et lui couvrait les mains de baisers. C'en était fait, la glace était rompue! Le cœur de Roberte, si longtemps comprimé, se détendait enfin; il s'ouvrait à la douceur, à la
bonté, à la reconnaissance, à tous les bons sentiments.
”
Source : Gallica

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