François de Groiseilliez

Résumé

François de Groiseilliez Les Cosaques de la Bourse, ou le Jeu du Diable… (1854)

Tout cela était de l'hébreu pour Dolcemente; il tendait l'oreille; il ouvrait de grands yeux; il s'accusait d'ignorance et de bêtise, étonné d'avoir appris si peu de chose chez son oncle Gobertin, ancien militaire décoré, et marié avec une femme plus maligne que lui !... A l'Opéra il fut plus surpris encore. Les merveilles de ce grand théâtre l'éblouissaient, et dépassaient tous les rêves de son imagination. Il admirait tour à tour la musique et la danse quoiqu'il ne fût pas musicien et qu'il n'eût jamais dansé que dans les fêtes champêtres ! ...
Source : Gallica

François de Groiseilliez Les Cosaques de la Bourse, ou le Jeu du Diable… (1854)

Le vieux et le jeune coulissier.
Le vieux coulissier a une âme de bronze. Témoin de la chute de cinq ou six gouvernements, il a vu la Bourse livrée aux tempêtes révolutionnaires, le cinq et le trois pour cent s'effondrer dans les émeutes et les insurrections. Aucun événement ne peut plus l'étonner; il est préparé à tout et ne craint rien. Son caractère fortement trempé par des épreuves difficiles le met à l'abri des émotions du coeur; il est au-dessus des mouvements de la rente, non qu'il les domine et s'en rende maître, mais parce qu'il ne se met pas à leur merci
Source : Gallica

François de Groiseilliez Les Cosaques de la Bourse, ou le Jeu du Diable… (1854)

Mademoiselle Oliva le plaignit, de l'air d'une femme sincèrement attendrie, mais l'engagea fort à renoncer au projet d'enlever sa tante ; une pareille idée, suivant elle, n'était pas à Paris de bon goût; assez de femmes, qui valent mieux que des tantes, pourront l'y distraire de ses chagrins et le venger de son oncle.
Dolcemente l'écoutait sans deviner la portée de ses paroles ; il la trouvait éloquente, spirituelle, bien élevée, beaucoup plus jolie que madame Gobertin, ayant des manières distinguées dont la province ne connaît pas l'usage.
Source : Gallica

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