Tony Révillon,
Noémi
(1878)
“ Le péristyle est encombré, l'escalier noir de chapeaux. On se coudoie sous les marronniers, les voitures s'accrochent dans la rue. C'est une mêlée d'hommes où les individualités disparaissent, une armée confuse dont on ne perçoit que la masse et le fourmillement. Tout à coup le mouvement s'immobilisa, les voix se turent, et l'on entendit dans le silence passer ce nom comme un murmure : – Moïse Brünner ! Moïse Brünner ! Le maître de la Bourse, après être entré par le péristyle sur la place, sortait par le péristyle sur la rue, et tout le monde s'écartait, formant la haie sur son passage. ”
