Tony Révillon

Élements biographiques

Portrait de Tony Révillon Tony Révillon,  Noémi (1878)

“ Etienne de Gondie n'avait ni père, ni mère, ni frère, ni soeur, ni enfant, ni ami. Les mots de patrie, d'humanité, de solidarité, de justice n'exprimaient pour lui que des idées vagues. Aucun devoir ne le condamnait à vivre, et, comme il était brave, il allait mourir.
Ce joueur avait tout mis sur une carte, et il avait perdu.
Il paierait à la Gondio, – avec son sang. Et,
très-calme, il suivait des yeux l'aiguille sur le cadran.
”
Source : Gallica

Portrait de Tony Révillon Tony Révillon,  L'agent provocateur (1883)

“ Claudius Chazal était un viveur. Il faisait la cour à toutes les femmes. La beauté de Tonine l'avait frappé. Sachant où la rencontrer, libre, maitre de son temps, il avait dû la guetter, la suivre, la séduire. « Ah ! je sais maintenant ce que c'est que la jalousie ! » s'écria le malheureux. Le fantôme qu'il avait toujours poursuivi venait de prendre corps. Il se représentait les deux têtes de Tonine et de Claudius penchées l'une vers l'autre, des lèvres touchant les lèvres de sa maitresse ! En ce moment, il les eût tués tous les deux.
Il but un verre d'eau et se mit à rire.
”
Source : Gallica

Portrait de Tony Révillon Tony Révillon,  Les deux compagnons (1879)

“ Entre jeunes gens, il devait être question d'amour. - L'amour comme je le comprends, disait Nantua, c'est le besoin d'avoir tout le temps la femme que l'on aime à côté de soi. Quand on est loin d'elle, on lui parle, et, quand elle arrive, on ne se rappelle plus ce qu'on voulait lui dire. On ne pense qu'à se marier pour ne plus se quitter.
— Quand j'ai un rendez-vous avec une femme et que je pars pour aller la trouver, disait le Parisien, je me sens au contraire plus à l'aise et plus dispos; je parle mieux, je suis plus en possession de mes moyens.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature