Vol-au-vent

Définition et enjeux

Portrait de Louis-Pierre Mouillard Louis-Pierre Mouillard Le vol sans battement (1912)

Aussi les marins l’ont bien remarqué ; c’est, suivant les points, le satanique, l’oiseau des tempêtes, et une foule d’autres noms tout aussi peu rassurants.
Son aisance dans le vol est grande par ce vent d’orage. Il devient confiant, chassé à quelques mètres du navire et ne bat plus des ailes. Des pointes de ses rémiges il palpe la vague, enlève avec le bec, en plein vol, dans cette eau qui semble être en ébullition, tant elle est fouettée par le vent, des choses qui n’ont pas été rejetées du bord.
Source : Wikisource

Francy Lacroix En plein ciel : impressions d'aviateur… (1918)

Parfois certains bonds vous suffoquent, une bouffée intempestive d'air vous aveugle. Parfois le vent garde tant de force qu'on ne peut redresser l'aile inclinée qu'en virant du côté où elle penche.
Quelle impression d'incertitude et de fragilité! Tout cela, combiné, produit à la longue pour l'aviateur une grande fatigue physique et morale. Et c'est avec une délicieuse sensation de quiétude et de délivrance, une nouvelle douceur de vivre, qu'après une sortie et un atterrissage mouvementés, il descend de son appareil. f
Les ailes broyées s'amoncellent sur le sol.
Source : Gallica

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