Joseph Cousin

Élements biographiques

Joseph Cousin Le Vol à voile, étude historique… (1910)

Pas de dépense de force, c'est le roi des flâneurs ! toujours à la voile. Ses grandes ailes ne battent que pour se dérouiller. Il fera 10 kil. pour réussir à se poser sans choc, 10 lieues pour avancer d'une ; il a le temps et a juré de ne jamais battre. Du reste, rien n'est beau comme l'allure de cet énorme oiseau. On ne peut en voir passer un sans s'arrêter et contempler cette majesté dans le mouvement. Ce sont d'énormes cercles parcourus lentement, sans ressauts, ni arrêts ; puis quand il prend son vol rectiligne, c'est avec une fixité imposante qu'il se meut.
Source : Gallica

Joseph Cousin Le Vol à voile, étude historique… (1910)

Et on a confondu ainsi le principe du vol du rameur et celui du vol du voilier ! Mais les deux vols différents, les deux principes doivent nécessairement différer. Ce qu'il faut au voilier, ce n'est pas de la vitesse, c'est du vent.
Chez les rameurs, comme dans les aéroplanes, la vitesse est intrinsèque, c'est-à-dire intérieure : c'est le muscle, c'est le moteur. L'oiseau rameur est moteur. Le moteur musculaire est le moteur parfait : indéréglable, il a la régularité, la souplesse, la légèreté,
car la force est proportionnelle au poids, mais il se fatigue s'il va trop vite.
Source : Gallica

Joseph Cousin Le Vol à voile, étude historique… (1910)

Le voilier sera l'appareil du pauvre, l'aéroplane l'appareil du riche; le vol à voile sera le vol pour tous, l'aéroplane ne serait que le privilège de quelques-uns ; mais le second ne sera que le complément, la perfection du premier.
Voilà pourquoi, par logique, j'ai étudié le vol à voile, et pourquoi je crois à son avenir. Bientôt on volera à voile, on volera de ses ailes. Ce sera la réalisation du rêve de l'humanité entière, poétisée à nos yeux sous la fable de Dédale et de son fils Icare : voilà le progrès.
Source : Gallica

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