Francy Lacroix, En plein ciel : impressions d'aviateur… (1918)
“ Et, en une réalisation inconcevable, l'aviateur plane miraculeusement en plein ciel. Ses ailes, neigeuses de lune, ne sont qu'une lumière diaphane et cisellent sur l'ombre immense leurs esthétiques arabesques. L'air 'est délicieusement étale. Un calme inexprimable s'épand comme un parfum de l'heure fantomatique où la terre lointaine dort « aériennement ». On rêve, on prie, on aime, on n'est plus homme, on est étoile fugitive au milieu des étoiles. Le temps fuit, amenant le retour. Ainsi que des cierges, au loin les trois feux vacillent. Le pilote, revenu à lui, répond à leur appel. ”
