Francy Lacroix, En plein ciel : impressions d'aviateur… (1918)
“ On se retourne pour bien voir qu'on est seul. Agrandissant le tour de piste coutumier, on s'écarte un peu de l'aérodrome afin d'user de son nouveau pouvoir. Et, fait sans précédent peut-être depuis l'apprentissage, on laisse errer sur le paysage un long regard contemplatif. Le soleil, très bas sur l'horizon, colore le site de teintes tendres, douces à l'œil, dégradées du rose clair au mauve foncé. L'ombre de l'avion glisse rapidement sur la campagne. Les champs défilent sous la nacelle et s'immobilisent au lointain. ”
