Ennemonde Diard, Coups d'ailes. De l'oiseau à l'avion… (1930)
“ Mon tour est venu et j'ai pris place dans l'avion tout blanc de mon camarade Bajac. J'aime ce départ bruyant, que la foule, un peu inquiète, suit attentivement de ses milliers d'yeux. Déjà, nous avons décollé ; c'est le ciel. J'ai laissé flotter, au long du fuselage, la corde de mon parachute et je m'abandonne à la douceur de la promenade aérienne. Pas plus que l'automobiliste ne s'ennuie à voir se dérouler, sans fin, au devant de son bolide d'acier, le ruban des kilomètres, l'aviateur ne se lasse de tournoyer, tel l'oiseau, dans les espaces libres ! ”
