Les Champs bleus (1919)
“ L'Escadrille semble aussi triste que les hommes qui la composent, quand il pleut. Peut-il en être autrement? Surtout quand le personnel navigant est parti, tout semble à l'abandon; c'est un vide; les mécanos, qui ont une pointe d'envie de faire comme les autres, sont de mauvaise humeur. En escadrille, la pluie fait le bonheur des uns et le malheur des autres. Dans les tranchées, les poilus, terrés dans leurs trous, n'en sortiront pas la tête pour assister au « cinq à sept » des aviateurs, comme ils se plaisent à le dire eux-mêmes si élégamment. ”
