Résumé

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud La dernière Campagne de notre escadre d’évolution dans la Méditerranée 1868-1870

C’est la mémoire pleine de ces faits que le commandant en chef de l’escadre d’évolutions traça quelques principes très nets, très catégoriques, pour en empêcher le retour. Il fit pour cela un appel aux sentimens les plus nobles, l’émulation et dans une certaine mesure l’indépendance, qui, bien gouvernée, fait des prodiges. C’est surtout pour les détails du combat qu’il laissa plus de liberté à ses lieutenans. Qu’une armée ne soit jamais engagée sans la volonté de son chef, rien de plus élémentaire. L’amiral doit tenir ses hommes dans sa main jusqu’à ce que le signal de l’action ait été donné.
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Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud La dernière Campagne de notre escadre d’évolution dans la Méditerranée 1868-1870

Aguerrir les compagnies de débarquement, leur donner plus de consistance, les rendre propres à un service plus sûr, voilà le pas à faire, le vide à combler. Ces compagnies ont, il est vrai, leurs champs de manœuvres où on leur enseigne les mouvemens du combat et le maniement des armes, il en est qui s’y comportent comme de vieilles troupes ; mais du champ de manœuvres au champ d’action il y a loin, et c’est cette distance que l’escadre à diverses reprises fit franchir à ses équipages.
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Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud La dernière Campagne de notre escadre d’évolution dans la Méditerranée 1868-1870

Le tout présentait une force de près de 1,200 hommes sous un commandant supérieur et deux capitaines de frégate, l’un pour les fusiliers, l’autre pour l’artillerie.
Douze cents hommes pour un service à terre, c’est peu de chose en apparence ; c’est beaucoup, si l’on récapitule les services qu’ils peuvent rendre. Même débarqué, le marin se sent encore des points d’appui sur l’élément qui lui est familier, l’artillerie du bord, les chaloupes canonnières qui croisent sur les atterrages. Partout où un boulet porte, il peut se croire chez lui et payer d’audace.
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