Résumé

Jurien de La Gravière Souvenirs d’un Amiral, seconde partie…

Le souvenir du 24 février 1809 s’est ainsi perpétué dans nos rangs, moins encore par l’éclat de cette action même que par les noms si chers à la marine de ceux qui y prirent part. Ce fut un de ces braves officiers que je chargeai de se rendre à bord du Defiance pour y enlever le capitaine et le déposer à terre : folle mission qui pourtant fut acceptée avec enthousiasme ; mais pendant que le canot de la Créole s’armait à la hâte, le Defiance avait hissé son petit hunier. Un boulet d’une de nos frégates en coupa la drisse ; le hunier retomba sur le chouque.
Source : Wikisource

Jurien de La Gravière Souvenirs d’un Amiral, seconde partie…

Il faut un fanatisme quelconque à l’homme de guerre; le nôtre n’était pas le sentiment religieux des anciens chevaliers, c’était l’attachement passionné du soldat pour son général. Nous n’aurions même pas compris la distinction qu’on eût voulu faire entre les intérêts de la France et ceux du grand capitaine qui la gouvernait.
L’escadre de Brest cependant demeurait inactive; quelques frégates seulement avaient été envoyées en croisière, et avaient réussi à tromper, à force d’audace, la vigilance des bâtimens qui faisaient le blocus.
Source : Wikisource

Jurien de La Gravière Souvenirs d’un Amiral, seconde partie…

Est-il donc vrai qu’un malheur n’arrive jamais seul? Le destin prendrait-il en effet plaisir à accabler ceux que sa colère a frappés? J’étais encore consterné de la perte cruelle que je venais de subir, lorsque j’appris que la division dont le commandement eût pu seul apporter quelque distraction à ma douleur allait m’être enlevée. L’officier-général qui commandait l’escadre de l’île d’Aix dans la nuit du 11 avril 1809 avait été envoyé à Toulon pour s’y mettre à la tête d’une flotte de vingt-cinq vaisseaux.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature