E. Jurien de la Gravière, Souvenirs d’un Amiral. — La Marine de la Restauration…
“ N’avons-nous pas prouvé, de telle façon qu’on ne nous le conteste plus, qu’un vaisseau français est aujourd’hui l’égal de tout autre vaisseau étranger ? Les deux gouvernemens qui ont précédé le second empire nous ont donc légué une bonne marine : il reste à nous en donner une grande ; c’est la pierre angulaire qu’il s’agit de sceller. Les marines secondaires ne peuvent vivre que lorsqu’elles ne causent pas d’ombrages. La nôtre, depuis la dangereuse notoriété qu’elle s’est acquise, n’a plus d’autre alternative que de s’effacer complètement ou de grandir encore. ”
