Auguste Gougeard

Élements biographiques

Portrait de Auguste Gougeard Auguste Gougeard,  La marine de guerre, son passé et son avenir… (1884)

“ Sa force est dans sa vitesse. Lorsque le bâtiment de combat sera devenu aussi rapide que lui, il est condamné à disparaîre, à moins cependant que l'on puisse dire que c'est lui-même qui s'est transformé, armé, protégé et immensément agrandi, il est devenu lui-même le seul, l'unique instrument des combats de mer. Ce serait là une querelle de mots qu'il est absolument inutile d'instituer à l'avance.
Où en est donc la marine de la France et on peut dire de l'Europe? Tous les bâtiments qu'elle possède à flot, tous ceux qui sont sur les chantiers sont exactement dans la même situation.
”
Source : Gallica

Portrait de Auguste Gougeard Auguste Gougeard,  La Marine de guerre, ses institutions militaires depuis son origine jusqu'à nos jours… (1877)

“ L'Angleterre affichait hautement la volonté de s'entendre avec eux. « On aura beau diminuer la France, disaient ses plénipotentiaires, lui prendre des villes et des provinces, on n'ôtera pas à ses rois le moyen et l'envie de troubler toujours l'Europe, parce que le pouvoir despotique est la source de l'ambition et l'ambition la source des guerres. » C'est aussi le premier acte de l'abandon de la politique française de Henri IV et de Richelieu, le premier indice et la principale affirmation de l'exercice de cette omnipotence royale qui fit sa force et plus encore sa faiblesse. ”
Source : Gallica

Portrait de Auguste Gougeard Auguste Gougeard,  La Marine de guerre, ses institutions militaires depuis son origine jusqu'à nos jours… (1877)

“ L'expérience, celle du règne de Louis XIV, où le pavillon de la marine s'est couvert de gloire sous les gentilshommes et les gens de première qualité auxquels il était confié, et aussi celle de l'Angleterre, dont les escadres n'ont acquis de la réputation que depuis qu'elles sont entre les mains de la noblesse. Ce n'est que dans le corps noble, s'écriait d'Orvilliers, qu'il faut chercher la noblesse et l'élévation des sentiments. Malheur au gentilhomme qui déshonorera son sang, le corps de la marine doit le chasser et le roi sévir contre lui. ”
Source : Gallica

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