Résumé

Xavier Raymond La Guerre et la conférence de Paris

C’est un grand avantage, croyons-nous, pour un corps qui doit posséder une unité aussi parfaite qu’une armée, d’être composé, comme la nôtre, d’hommes entre lesquels il y a peu de différence d’âge. La similitude des goûts, des manières-de voir, est une garantie pour la vitalité de l’esprit de corps, pour l’harmonie intérieure des régimens, pour la facilité des rapports des hommes entre eux, pour la liberté morale de chacun, autant du moins que cette liberté peut se concilier avec les rigoureuses exigences de la vie militaire.
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Xavier Raymond La Guerre et la conférence de Paris

Si glorieuse qu’ait été la guerre, la paix sera la bienvenue pour nous, car nous ne craignons pas qu’elle nous corrompe : elle nous laisse assez de grandes et de nobles œuvres à poursuivre, autrement importantes à la prospérité et à la civilisation du genre humain que l’éclat des plus brillantes victoires.
L’Europe aura en effet à faire vivre la Turquie, entreprise délicate et laborieuse qui exigera de la part de tous de la tolérance, de la modération, des égards mutuels, de la déférence réciproque pour les intérêts, les traditions et les sentimens de chacun.
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Xavier Raymond La Guerre et la conférence de Paris

Condamnée à un rôle ingrat, exclue dans la plupart des occasions où il y avait quelque gloire à gagner, la marine n’en a pas moins été la providence de nos soldats. Rien n’aurait pu se faire ou du moins rien n’aurait pu tourner à bien sans la merveilleuse activité qu’elle a déployée, sans l’inépuisable dévouement dont elle a fait preuve, soit qu’il fallût soigner les blessés et les ramener en France, soit qu’il fallût abandonner son matériel, ses armes, ses vivres et jusqu’à ses équipages à l’armée de terre.
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