Résumé

Henri Blerzy L'Armée anglaise au XIXe siècle…

Rien n’est sans doute plus éloigné de l’idéal qu’un officier du génie anglais se forge dans son imagination. Celui-ci, lorsque les ennemis de l’état lui laissent des loisirs, ne s’avise pas de se transformer en redresseur de torts ; n’ayant plus occasion d’être utilement ingénieur militaire, il rêve d’être ingénieur civil. Cette bonne fortune échut en effet à Burgoyne à l’époque où les règles du service en temps de paix ne lui offraient qu’un avenir d’une désolante uniformité.
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Henri Blerzy L'Armée anglaise au XIXe siècle…

Burgoyne s’y révèle tout entier, homme froid, compassé, que rien n’agite ni ne trouble. Tel il était en Portugal, et tel nos généraux le retrouvèrent encore devant Sébastopol; mais, objectera-t-on, à cette époque des guerres de la Péninsule, c’était l’insouciance de la jeunesse, c’était l’amour du métier, qui dominaient en lui : s’il n’a pas regardé autour de lui, c’est que le spectacle et l’agitation d’un camp suffisaient à l’aliment de son esprit.
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Henri Blerzy L'Armée anglaise au XIXe siècle…

Là-dessus lord Palmerston, chef du foreign-office, illuminé peut-être d’une clarté subite, se mit à rédiger de son côté un rapport sur la défense de l’Angleterre. Ces deux pièces sont curieuses en vérité. Le commerce et la politique, disait Palmerston, rendent la France et l’Angleterre rivales sur tous les points du globe; de là des conflits incessans d’où la guerre peut surgir au premier jour. Nos voisins sont hospitaliers pour chacun de nous en particulier; mais ils n’ont pas oublié le passé : presque tous éprouvent un sentiment de haine profonde contre nous.
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