Colonel Ch. Corbin

Résumé

Colonel Ch. Corbin,  Revue des Deux Mondes

“ Et en effet, s’il est naturel d’imposer à tous les citoyens valides l’obligation de défendre le territoire national en cas de guerre, il peut sembler excessif de contraindre un certain nombre d’entre eux à accomplir leur service du temps de paix dans des colonies, dont le climat est réputé malsain pour les Européens. Tous les projets, quels qu’ils fussent, contenaient une disposition en vertu de laquelle l’armée coloniale ne devait être recrutée qu’à l’aide d’engagemens volontaires et de rengagemens, sollicités, les uns et les autres, par des primes en argent et des hautes-payes. ”
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Colonel Ch. Corbin,  Revue des Deux Mondes

“ Combien plus enviable est le sort de l’officier de marine ! Il ignore les privations, les angoisses désespérantes de l’isolement, c’est un morceau de la patrie qui flotte sous ses pieds. L’officier colonial, lui, restera des mois presque seul, dans un poste perdu à des centaines de kilomètres de tout centre habité, exposé à une température torride, privé de tout, environné de dangers qui l’obligent à veiller jour et nuit, n’ayant parfois pour toute compagnie qu’un ou deux compatriotes et quelques Haoussas ou Soudanais dont il peut à peine se faire comprendre. ”
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Colonel Ch. Corbin,  Revue des Deux Mondes

“ Vous imposez au ministre de la Guerre, disait-il, une charge immense, au-dessus des forces et des facultés d’un seul homme. Napoléon lui-même n’y a pas suffi... Il faut que l’homme qui tient l’épée de la France, ne cesse pas d’avoir les yeux dans les yeux de ceux qui tiennent des épées qui pourraient se diriger contre nous. Il ne faut pas, pendant qu’on regarde au nord ou à l’est, qu’on ait à regarder aussi le Tonkin, la Cochinchine, le Cambodge, Madagascar, le Soudan, le Dahomey, le Sénégal, les Antilles, et qu’on puisse être distrait par des pensées secondaires. ”
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