Résumé

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Tort récemment enfin, la vapeur est venue, non point détrôner la voile, mais lui prêter l’appui de la rame, et de la rame mue par une force presque surnaturelle, en un mot confondre la galère avec le vaisseau de ligne. Libre désormais de se mouvoir « dans les dents mêmes du vent, » le vaisseau n’est plus redoutable seulement par son travers, il peut à son gré présenter à l’ennemi ou ses flancs, ou sa poupe, ou sa proue ; il se rit des calmes et du vent qui le bat en côte ; il peut absorber partout et roder partout l’invasion. L’armée de terre reprend pied sur la flotte.
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La rade de Lorient est un étroit bras de mer de deux milles de longueur, qui rejoint la rivière du Scorff, sur laquelle est bâtie la ville, et dont l’arsenal occupe les deux rives. Tout y inspire la sécurité ; le Port-Louis, qu’on laisse à droite, habité par des marins retraités, offre de rians aspects ; l’œil fatigué des teintes grisâtres et indéfinies de la mer se repose avec charme sur la verdure profonde des coteaux ; les sites gracieux se succèdent le long des rives du Scorff. Lorient est une charmante ville où l’existence est douce, pleine d’aménité.
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À Brest cependant, nous sommes bien dans le premier arsenal maritime de la France. Là, d’un regard ; l’œil peut embrasser la création du vaisseau de guerre, — voir placer sur chantier la première pièce de quille, — puis la coque s’élever, semblable à la carcasse d’un monstre marin, descendre ensuite majestueusement à la mer, — bientôt, les flancs chargés d’artillerie, recevoir son équipage, tout son armement, et, balançant dans les airs la flèche de ses mâts, faire voile vers les plus lointains rivages.
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