Résumé

G. Savary Lettre aux habitants de Mauzé (18..)

Jamais nous n'obtiendrons une victoire complète, et il n'y a désormais que des coups à donner et à revoir. Nous fîmes route encore pour Gandelour où M. de Suffren, dénué de tout approvisionnement, se procura, pour réparer ses vaisseaux, des ressources incroyables. A l'aide d'une frégate de vingt-huit canons, en batterie, qu'il démâta, il repiâta le vaisseau; à la frégate on donna les mâts d'une prise ; celui-ci prit de celui-là; enfin dans moins de quinze jours tout fut réparé, bas mâts, mâts de hune, d'artimon et manœuvres.
Source : Gallica

G. Savary Lettre aux habitants de Mauzé (18..)

M. de Suffren ayant appris que l'armée anglaise, en quittant Madras, s'était rendue à Trinquemale, après avoir donné à des lieutenans, le commandement de quatre vaisseaux, nous fit partir pour aller chercher l'ennemi et le combattre ; il ne respire que cela. Malheureusement, il n'est pas secondé. Nous n'avons pas, comme les Anglais, ce patriotisme qui consiste à rester bien unis. Chez nous, par l'effet de la jalousie ou d'autres causes, on est toujours divisé et c'est le cas où nous nous trouvons (1) .
Source : Gallica

G. Savary Lettre aux habitants de Mauzé (18..)

Après être restée pendant vingt-un jours à la cape, la frégate reçut un coup de mer si violent, qu'il enfonça cinq des sabords de l'arrière, emporta la moitié des grands porte-haubans, ceux d'artimon, tout le platbord de bâbord, et emplit d'eau le faux-pont et la batterie jusqu'aux hiloires. Quinze marins et soldats furent noyés, et ce ne fut qu'en coupant le mât d'artimon qu'on parvint à relever la frégate, que ce coup
de mer avait mise sur le côté.
Source : Gallica

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