Louis-Nicolas Bescherelle, Vie de Suffren, par Bescherelle aîné (1868)
“ « Presque toute la mâture de son vaisseau avait croulé, dit un de nos historiens maritimes; il s'aperçoit, aux cris de joie de l'armée ennemie, que son pavillon de commandement est abattu. & Des pavillons! s'écrie alors Suffren avec une sorte de délire ; des pavillons ! qu'on en mette partout! que l'on en couvre mon vaisseau ! » Et à l'accent dont il donnait cet ordre, on voyait bien que de ces nobles étendards il voulait s'en faire un linceul ; car, Fœil étincelant de fureur, il courait sur la dunette s'offrir aux boulets ennemis. ”
