Alfred Driou, Histoire de Duguay-Trouin (1882)
“ Sur le point de quitter le port l'Anglais l'invite a déjeuner à son bord. — Deux ennemis comme nous, répond Jean Bart, ne doivent se parler qu'à coups de canon. L'Anglais insiste, sollicite, et Jean Bart, confiant dans sa loyauté, accepte enfin. Après le déjeuner, le capitaine anglais lui déclare qu'ayant juré de le ramener mort ou vif à Plymouth, il le fait son prisonnier, Jean Bart, indigné de tant de lâcheté, saisit une mèche allumée, se précipite vers un baril à poudre qui se trouvait par hasard sur le pont, et menace de faire sauter le navire si on ne lui rend surle-champ la liberté. ”
