Lucien Biart, Un voyage involontaire (1879)
“ Le commodore, logé sur sa passerelle, ordonnait sans cesse aux mécaniciens de chauffer, de donner plus de vapeur, plus d'impulsion à l'hélice. Soudain on vit le Davis décrire une courbe, virer et se diriger vers le nord. Le Fulton, virant de son côté, avança parallèlement au corsaire. « Si ce forban réussit à nous dépasser, dit le commodore à son lieutenant, il va nous ramener en Europe. Ordonnez de clore les soupapes, monsieur; il vaut mieux sauter que de subir un pareil affront. » ”
