Paul Féval

Résumé

Paul Féval Le tueur de tigres. 2 (1853)

Ah ! milady, une femme comme vous, aimer un homme comme lui!
Jane se redressa, et prit ce petit air de reine qui lui allait si bien.
Sir Edgard, dit-elle, je tiens M. Mac-Aulay pour un galant homme. Je vous défends de le calomnier devant moi.
Edgard s'inclina et se tut. Jane lui gardait rancune.
— Nous ne sommes pas ici pour discuter à notre aise, monsieur, reprit-elle; permettez-moi de vous rappeler au vrai de la situation : il faut que nous nous entendions à l'instant même ou jamais. Voulez-vous me promettre, sur l'honneur, de ne pasvous battre avec Mac-Aulay?
Source : Gallica

Paul Féval Le tueur de tigres. 2 (1853)

C'était une fièvre froide, un délire à la glace, mais c'était bien de la fièvre et du délire. Son imagination travaillait; il voyait par avance le résultat des deux explosions. Edgard et Christian allaient disparaître criblés, déchiquetés, anéantis. Les arquebuses allaient peut-être crever! Peutêtre que la maison allait sauter!
Quel moment dans la vie du commodore! quelle attente!
que d'angoisse et que de joie!
C'était, à tout prendre, un excellent homme, qui ne voulait de mal à personne; il aimait beaucoup sir Edgard et encore plus Mac-Aulay.
Source : Gallica

Paul Féval Le tueur de tigres. 2 (1853)

On peut être très-brave et ne pas aimer à se battre dans une chambre close, à trois mètres de distance, avec des arquebuses bourrées de huit charges de poudre et de douze balles. Ce n'est pas un combat en effet, mais bien un double suicide. Edgard et Christian ne pouvaient pas conserver l'ombre d'un doute; leur dernière minute était commencée. Ils répugnaient également tous les deux à cette boucherie stupide qui ne donnait satisfaction ni à l'un ni à l'autre, et qui, après la lutte, ne laissait point de vainqueur; mais ils n'osaient pas reculer parce que le commodore était là.
Source : Gallica

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