Gustave Le Brisoys Desnoiresterres

Résumé

Gustave Le Brisoys Desnoiresterres Entre deux amours. 1 (1845)

Chany avait prononcé cette longue tirade avec une chaleur et une verve toute d'inspiration. Héloïse l'écoutait avec un étonnement avide qu'il sérait difficile de rendre; elle croyait entendre un conte de fées ; l'histoire rapide de l'existence d'une certaine classe de la jeunesse actuelle avait été pour elle d'un effet étrange : quelle vie! quelles amours que ces amours ! quelles liaisons ! quelles femmes que ces femmes qui n'aiment ni ne désirent être aimées et qui ne prisent chez leur amants que le luxe dont il les entourent !
Source : Gallica

Gustave Le Brisoys Desnoiresterres Entre deux amours. 1 (1845)

Célestine n'eut fait que le citer purement et simplement comme ayant été l'amant d'Héloïse, qu'il n'eût pas été permis , sans injustice, de croire cette demoiselle sur parole, cela eût trop senti une vengeance entée sur un mensonge; mais elle ne se bornait pas à d'aussi vagues accusations: ce M. Roger de Cérol s'était battu en duel avec M. Dubois et l'avait tué. Inventer de pareilles choses eût été un acte monstrueux de folie, lorsque la vérité était si facile à découvrir. Plus Chany y réfléchissait, plus il donnait accès aux soupçons que tout semblait confirmer, d'ailleurs.
Source : Gallica

Gustave Le Brisoys Desnoiresterres Entre deux amours. 1 (1845)

Oh! murmura Duhamel, j'en ai assez, ma conviction est arrêtée. Ta Célestine est un monstre, et la pauvre Héloïse un ange, qu'on devrait adorer à genoux. Pourquoi ne veut-elle pas de mon amour ! il aurait tenu de l'idolâtrie; mais elle m'a trouvé indigne d'elle et elle a eu raison. Je n'ai ni esprit ni beauté, ni élégance, je n'ai que du coeur ; mais le coeur est dans la poitrine et cela s'aperçoit moins.
En toute autre circonstance, Alfred se fût moqué d'Egard
Source : Gallica

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