Michel Masson,
Une couronne d'épines, par Michel Masson
(1862)
“ Et comme ces sourires eux-mêmes s'effacent vite sous les terribles impressions de l'orage qui, formé dans son coeur, gronde dans son cerveau, éclate dans ses regards et bouleverse ses traits ! David, en clignant l'oeil, par hasard et sans malice aucune, du côté de son hôte, a surpris ce jeu incessant des muscles de sa face, tour à tour sombre et radieuse, livide et colorée : « Que Dieu me condamne, se dit-il, si le gentleman ici présent n'est pas un enragé ou un poète ! Il n'y a que la morsure d'un chien ou d'une muse pour mettre un chrétien en si piteux état. » ”
