Résumé

De Craon Henri Percy, comte de Northumberland… (1835)

« Prêtez-moi votre torche, afin que j'éclaire sa seigneurie, dit le geôlier à cet homme.
— Prenez, répondit le fossoyeur, mais ne passez pas sur la tombe de Thomas Morus ; je n'aime pas qu'on y marche. »
Lord Percy était immobile auprès des deux cercueils ; le visage inondé de larmes, son coeur sentait, souffrait, mais il ne parlait plus.
Il croisa ses mains avec force sur sa poitrine, comme pour l'empêcher d'éclater.
Le geôlier, tenant la torche, s'agenouilla près du comte. Le fossoyeur attendit pour travailler que la lumière revînt; lui s'assit les pieds dans la fosse.
Source : Gallica

De Craon Henri Percy, comte de Northumberland… (1835)

Quand on a perdu l'honneur, la mort est préférable. Répudiée par le roi, lady Anne Boleyn ne pourrait plus traîner qu'une vie pleine de honte; sa famille ne peut désirer un tel avenir. Il y a long-temps que j'avais prévu toutes ces choses.
— Comment ! milord, s'écria lord Percy révolté, comment votre seigneurie peut-elle considérer avec tant de froideur la triste fin de cette jeune victime? N'a-t-elle pas déjà été assez sacrifiée à l'ambition de son père, pour retrouver dans son oncle un juge inexorable? La vie! mais enfin la vie, c'est un don de Dieu!
Source : Gallica

De Craon Henri Percy, comte de Northumberland… (1835)

«Arthur, dit-elle, ô Arthur, si ton père était là ?»
La noble femme joignit ses mains , les leva au ciel, puis, ses yeux remplis de larmes s'arrêtèrent sur la devise qu'elle s'était choisie.
—-Mon fils, pourtant tu me restes, et aujourd'hui tu ressembles à ton père , et te voilà véritablement homme; la lumière de l'affection luit encore une fois dans mon coeur, continua la veuve.
— Ma mère, dit le jeune homme ému, prenez cette écharpe et ceignez-la-moi, touchez aussi mon épée pour la bénir; d'autres en ce jour ont des amies qui font des voeux pour leur gloire
Source : Gallica

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