André Imberdis, Les Nuits d'un criminel, par André Imberdis… (1844)
“ Oui, un homme riche, on le prend par intérêt, on le cajole par spéculation, on le hait par orgueil, on le trompe par tempérament. Cet homme-là m'aura, c'est vrai, mais comme je ne verrais en lui que l'or, je ne l'aimerais pas, et il ne m'aura que statue. Mais toi, si tu étais riche; toi jeune, beau, aimant, qui sais vivre, qui as vécu, si tu pouvais me donner un luxe digne de moi, eh bien, je t'aimerais, oui, je sens que je t'aimerais, répéta-t-elle en fixant Bénédict avec étude, et alors tu aurais tout, corps et coeur. ”
