Résumé

André Imberdis Les Nuits d'un criminel, par André Imberdis… (1844)

Oui, un homme riche, on le prend par intérêt, on le cajole par spéculation, on le hait par orgueil, on le trompe par tempérament. Cet homme-là m'aura, c'est vrai, mais comme je ne verrais en lui que l'or, je ne l'aimerais pas, et il ne m'aura que statue. Mais toi, si tu étais riche; toi jeune, beau, aimant, qui sais vivre, qui as vécu, si tu pouvais me donner un luxe digne de moi, eh bien, je t'aimerais, oui, je sens que je t'aimerais, répéta-t-elle en fixant Bénédict avec étude, et alors tu aurais tout, corps et coeur.
Source : Gallica

André Imberdis Les Nuits d'un criminel, par André Imberdis… (1844)

Il faut jouir de cette charmante journée qui s'annonce; il y aura foule dehors et il fait si bon galoper sous un firmament tiède et pur. Jouir ! c'est là, mon cher, le plus ardent besoin comme le plus fidèle portrait de notre époque. De l'or, disent les uns ; de la liberté, crient les autres : de l'or et de la liberté, répète la foule toujours moutonnière et hébêtée. Or, c'est le présent avec tous ses délires et toutes ses joies, avec la vie folle et rieuse, avec les femmes amoureuses et belles, avec les cartes bizotées ou les dés pipés
— Bénédict, es-tu fou?
Source : Gallica

André Imberdis Les Nuits d'un criminel, par André Imberdis… (1844)

On a tant dégradé la dignité personnelle de l'homme, que l'indépendance aujourd'hui est montée à sa plus haute valeur. Oui, oui, modérer ses désirs, se contenter de ce qu'on a, chérir la retraite et l'étude, ouvrir son âme aux bienfaisantes joies de l'amitié et de la famille, c'est là vraiment qu'est l'existence comme le ciel nous l'a donnée, c'est là qu'est le vrai bonheur sur la terre. Oh! comme on garde avec sérénité son coeur et sa foi purs au milieu de ces douces émotions !
Source : Gallica

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