André Imberdis

Élements biographiques

André Imberdis Les Nuits d'un criminel, par André Imberdis… (1844)

Oui, un homme riche, on le prend par intérêt, on le cajole par spéculation, on le hait par orgueil, on le trompe par tempérament. Cet homme-là m'aura, c'est vrai, mais comme je ne verrais en lui que l'or, je ne l'aimerais pas, et il ne m'aura que statue. Mais toi, si tu étais riche; toi jeune, beau, aimant, qui sais vivre, qui as vécu, si tu pouvais me donner un luxe digne de moi, eh bien, je t'aimerais, oui, je sens que je t'aimerais, répéta-t-elle en fixant Bénédict avec étude, et alors tu aurais tout, corps et coeur.
Source : Gallica

André Imberdis L'Habit d'Arlequin, chronique d'hier… (1832)

Tu m'as pardonné, n'est-ce pas ? tu m'aimeras encore ? tu ne repousseras plus ton frère, ton ami, ton amant? Oh! la plus chérie des femmes, dis-moi que tu as tout oublié.
Mais la jeune fille ne répondit pas : un soupir douloureux s'échappa de son sein; elle leva au ciel un oeil humide, et bientôt furent affaiblies ces impressions qu'avait fait naître la parole d'Alfred, et bientôt s'évanouit cette émotion que ses lèvres brûlantes avaient appelée; il ne resta dans le coeur de Blanche que de la froideur pour lui, des regrets pour elle. Le jeune homme s'en aperçut et en fut vivement affecté.
Source : Gallica

André Imberdis L'Habit d'Arlequin, chronique d'hier… (1832)

Et elle jeta sur la glace un coup-d'oeil coquet, et d'une main elle effleura sa taille, et, mignardant, elle sourit au jeune homme, qui, le teint animé, les yeux flamboyans, par un mouvement brusque, mit dans sa main brûlante la main de Blanche, lui fit compter un à un les battemens tumultueux de son coeur, et soudain, frémissant d'amour, pâle d'émotion, il la serra contre son sein de manière à briser tous ses membres si délicats, et ses doigts coururent comme l'éclair sur tous ses charmes , et il baisa sa bouche avec une longue volupté, et, la tête perdue, il lui cria : — Je t'aime !
Source : Gallica

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