Alfred de Villeneuve

Élements biographiques

Alfred de Villeneuve,  Les Mystères du cloître, par Alfred Villeneuve… (1846)

“ Je me servirai de cette arme puisque je n'en ai pas d'autres ; car si j'allais dire à ces hommes, que la société a choisis pour punir les crimes et les délits : « Le marquis de Savigny est un misérable, il jette ma fortuné en curée à une prostituée, il m'accable d'injures et de mépris, justice ! il me la faut. » On rirait de moi, on me demanderait à voir les marques des violences de mon mari, et si je ne disais pas : «Voyez mes bras meurtris, mes épaules sanglantées. » On me dirait: «Le marquis de Savigny ne vous a pas battue, donc nous ne savons ce que vous voulez. » ”
Source : Gallica

Alfred de Villeneuve,  [La Soeur de Moïse, par A. Villeneuve… (1859)

“ C'est la fleur de serre, c'est le brillant cactus qui essaie son entrée dans la vie et qui, pourtant, s'ignore encore.
C'est l'enfant qui se fait femme; c'est le bouton qui se fait rose.
Elle s'est endormie un soir Jâne Ploërdic, la fille d'un pauvre pécheur, l'humble enfant d'Yvonne, et elle s'est réveillée Hélène de Grasac, fille d'un gentilhomme riche comme un roi de l'Inde.
”
Source : Gallica

Alfred de Villeneuve,  Les Mystères du cloître, par Alfred Villeneuve… (1846)

“ Cette jeune femme était Clorinde, la maîtresse du marquis de Savigny.
Le jour était à son déclin; quelques pâles rayons du soleil nébuleux doraient le haut des maisons, puis disparurent; pour faire place à la nuit; l'air devint frais, et un léger brouillard glacé se condensa sur la capitale, qui peu à peu se parait de ses feux du soir.
Clorinde était rentrée dans son appartement; puis, après avoir fermé sa fenêtre, elle s'était jetée dans un fauteuil, devant un feu qui pétillait dans la cheminée en marbre blanc. Une pensée désagréable faisait plisser son
front rose
”
Source : Gallica

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