Adèle Daminois, Une Âme d'enfer, par Mme Adèle Daminois (1838)
“ Orazio, je n'ai pas de mère, personne n'est là pour me dire ce qui est bien ou mal ; mais je me fie à votre honneur au moment où mon ame se donne à vous pour toujours. Ces mots n'étaient pas achevés que le comte, à genoux, jurait de se dévouer à celle qui lui abandonnait sa vie; elle reçut dans son coeur ces paroles magiques, s'enivra du bonheur qu'elle croyait donner , et sourit doucement. Le présent était tout pour elle, et Camille alors ne redoutait plus rien. Ce n'est pas sous l'azur d'un beau ciel qu'on peut craindre l'orage. ”
