Anne Marie Caroline Eugène Hautefeuille, Malheur et sensibilité, par Mme la comtesse Eugène d'Hautefeuille (1859)
“ Qu'un peu de bienveillance pour ta jeune et malheureuse compagne rentre donc dans ton âme, et si sa course doit être abrégée, ce que d'affreuses souffrances ne lui indiquent que trop, que ton coeur s'attendrisse au souvenir de l'infortunée que tu laissas sans appui sur la terre ! Le malheur, comme la rouille qui s'attache aux métaux les plus durs et les ronge en silence, a tout détruit en moi. Résignation, courage, espérance, tout a fui ; il me semble que Dieu lui-même m'abandonne. En vain on me dit : Rappelez votre énergie, imposez silence à vos regrets, soyez plus forte que la douleur !... ”
