Résumé

O. Charlet Coups de pinceaux, par O. Charlet (1833)

La nature a revêti sarobe de printemps , robe parsemée de fleurs : la renoncule, aux couleurs vives, l'anémone, la hyacinthe aux feuilles mytholpgiques, la tulipe dont le calice ressemble à la bouche de la jeune fille, bouche pincée pour donner un baiser; le pavot, qu'après quelques mois de mariage on laissé; encore au jardin... Le dahlia à la tige orgueilleuse , la violette, dont chaque corolle est un emblème, le souci, qui à lui seul est une élégie... Que le temps est beau!... Comme on sent le prix de la vie quand le soleil entre dans le signe de la Vierge...
Source : Gallica

O. Charlet Coups de pinceaux, par O. Charlet (1833)

Mélina comprit alors qu'on pouvait pleurer un jour de noces; en voyant sur les joues de sa soeur rouler comme deux perles deux larmes de ses beaux yeux d'azur, elle sanglotta, elle commença à songer qu'Hélène était perdue pour elle, qu'elle ne serait plus le seul objet de son affection après sa mère, qu'un mari serait là qui aurait droit dans le coeur d'Hélène à une part trop grande pourqu'elle, Mélina, y restât pour beaucoup, et elle sanglotta...
Source : Gallica

O. Charlet Coups de pinceaux, par O. Charlet (1833)

Et le matin aussi, sur les deux joues deux baisers qui n'allument jamais d'incendie.—Une soeur ! c'est un corps souvent enchanteur, du même sang que vous, c'est presque vous, femme, jeûné fille. Mais Emma, ce ne serait pas de même ; la loi, la morale, la religion ne me diraient pas : — Ily à entre elle et toi une barrière infranchissable. ,. Elle n'aime que sa mere, j'en suis sûr, et son petit serein jaune encore, et sa levrette blanche, encore, l'innocente ! Elle ne voit personne ici, puis elle a le front si pur, si candide!
Source : Gallica

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