Pamphile Lemay,
Essais poétiques. Léon Pamphile Lemay
(1865)
“ Mélina jeune et belle ainsi que la verveine Tenait sur ses genoux une charmante enfant : La brise parfumée agitait en passant Les longs cheveux dorés de la petite Hélène. Mélina n'avait plus son vertueux époux ! Elle voyait, hélas ! du seuil de sa chaumière La croix qui protégeait sa mortelle poussière Dans l'enceinte, sacrée où les morts dorment tous. - Et puis ce souvenir de sa mélancolie Nourrissait l'amertume et les tendres langueurs : Elle se consumait comme une fleur jolie Pour qui le frais matin n'aurait jamais de pleurs. ”
